Siman, c'est un signe qui se voit à trois mètres. Une bague, un bracelet, et on sait que tu es ouvert. On tape avec un téléphone, on sait ce que tu cherches.
Une soirée, cent personnes, la moitié célibataire. Personne ne sait qui est qui. Alors on n'ose pas, on demande à un ami, on tourne autour, et on rentre chez soi. Le problème n'a jamais été le manque de monde. C'est le manque d'information.
Une position visible sur la bague indique que tu es ouvert. Ça se lit de loin, sans téléphone, sans rien demander à personne.
La personne approche son téléphone. Ton profil s'ouvre. Aucune application à installer, ni pour toi, ni pour elle.
Le plus dur était de savoir. Le reste, c'est votre affaire, et tu gardes la trace de qui t'a scanné.
Tu choisis ce que le monde voit, et ça change en un geste selon l'endroit où tu es.
Prénom, âge, ce que tu cherches, ton Instagram. Rien d'autre.
Ta société, ton poste, ce que tu cherches, LinkedIn. Le même objet devient ta carte de visite.
Le mode par défaut. On ne voit rien, on ne sait rien. C'est toi qui décides quand tu t'allumes.
Siman ne sait pas où tu es et ne le saura jamais. Le lieu, c'est la soirée où tu te trouves, rien de plus.
Pas de nom de famille, pas de numéro, pas d'employeur sur le profil perso. Tu donnes le reste toi-même, si tu en as envie.
Tu vois qui t'a scanné. Personne d'autre ne voit qui te scanne.
Une pression et le lien devient mort. Immédiatement, sans explication à donner.
On démarre à Paris, sur quelques soirées. Laisse ton contact, on te prévient pour la première.
On te fait signe avant la première soirée.